Pourquoi vérifier sa fiche de paie ?
Les erreurs de paie dans la fonction publique sont plus fréquentes qu'on ne le pense. Retard de reclassement après promotion, mauvaise zone de résidence, SFT oublié : ces erreurs peuvent représenter plusieurs dizaines d'euros par mois pendant des années.
Pourtant, la plupart des agents ne vérifient jamais leur bulletin. Ce vérificateur compare automatiquement vos montants avec les barèmes officiels et vous signale les écarts.
Quelles lignes sont vérifiées ?
- TIB : traitement indiciaire brut = indice majoré x valeur du point (4,92 euros)
- IR : indemnité de résidence = TIB x taux de zone (3 %, 1 % ou 0 %)
- SFT : supplément familial de traitement (barème officiel, plancher/plafond)
- Pension civile / CNRACL : 11,10 % du TIB
- RAFP : 5 % des primes, plafonnées à 20 % du TIB
- CSG : 6,80 % (déductible) + 2,40 % (non déductible) sur 98,25 % du brut
- CRDS : 0,50 % sur 98,25 % du brut
- Net : cohérence arithmétique (brut − cotisations)
Les primes (IFSE, CIA) ne sont pas vérifiées car elles dépendent de votre groupe de fonctions et de décisions individuelles.
Que faire si une anomalie est détectée ?
Contactez votre service RH ou votre gestionnaire de paie en citant la ligne concernée et l'écart. Une régularisation sera effectuée sur un bulletin ultérieur. Le délai est de 2 ans pour un trop-perçu (l'administration vous réclame) et 4 ans pour un manque à percevoir (déchéance quadriennale).