Comment est rémunéré un congé de maladie ordinaire ?
Le congé de maladie ordinaire (CMO) couvre les arrêts maladie courants, dans la limite d'un an. Depuis la loi de finances 2025 (applicable au 1er mars 2025), la rémunération suit ce schéma :
- Jour de carence : le 1er jour de l'arrêt n'est pas rémunéré (retenue d'environ 1/30 du traitement).
- 3 premiers mois : 90 % du traitement indiciaire (au lieu de 100 % auparavant).
- 9 mois suivants : 50 % du traitement.
Le supplément familial de traitement et l'indemnité de résidence sont, eux, maintenus à 100 % pendant toute la durée du congé. Les primes (RIFSEEP) suivent en général le sort du traitement.
Que deviennent les primes en arrêt maladie ?
C'est la question qui inquiète le plus, et la réponse dépend de deux facteurs.
1. Ce que verse l'employeur
En congé de maladie ordinaire, les primes (RIFSEEP, IFSE) suivent en général le sort du traitement : réduites à 90 % les 3 premiers mois, puis 50 %. Mais ce n'est pas systématique — certains employeurs maintiennent l'IFSE sur une période, d'autres la suspendent plus vite. Le décret n° 2010-997 encadre ces règles, mais leur application varie selon l'établissement ou la collectivité : vérifiez votre délibération ou votre service RH. L'outil ci-dessus vous laisse choisir l'hypothèse (primes réduites ou maintenues).
2. La prévoyance (maintien de salaire)
C'est le vrai filet de sécurité. Un contrat de prévoyance — souscrit individuellement ou via votre mutuelle (MGEN, Intériale, MNT…), et désormais en partie financé par l'employeur dans le cadre de la réforme de la protection sociale complémentaire — garantit le maintien d'un pourcentage de votre rémunération (souvent 90 à 95 % du net) en cas d'arrêt. La prévoyance complète alors ce que verse l'employeur pour atteindre ce niveau de garantie. Sans prévoyance, la perte au 4e mois (passage à 50 %) peut être brutale — d'où l'intérêt d'en souscrire une, particulièrement si vos primes représentent une part importante de votre rémunération.
Selon les contrats, la prévoyance couvre tout ou partie des primes : lisez attentivement le taux de couverture et l'assiette (traitement seul ou traitement + primes) de votre contrat.
Carence, ALD et congés longs
Le jour de carence ne s'applique pas dans plusieurs situations : affection de longue durée (ALD, sous conditions), congé maternité, congé de longue maladie (CLM) ou de longue durée (CLD). Ces congés longs obéissent par ailleurs à des règles de rémunération différentes du CMO. Pour le détail, consultez notre guide de l'arrêt maladie en ALD et notre guide général de l'arrêt maladie.